Archive for the ‘Information’ Category

> Nouvelles – Juin 09

juin 5, 2009

news0609

Pour que le prochain Parlement reprenne le flambeau

par Hugues Bernard

Les élections européennes sont le principal rendez-vous démocratique de l’Union. Depuis des années, elles sont prises en otage. Les enjeux nationaux, les ambitions de recomposition et un brin de démagogie encombrent ce rendez-vous. Ces tentatives n’auraient pas le succès escompté s’il n’y avait pas une aussi faible participation. C’est sur la base de cette désertion citoyenne que les aventures les plus folles deviennent possibles. Tout le monde semble en avoir pris son parti : journalistes, sondeurs, commentateurs, experts, technocrates de tout poil… Il ne reste que quelques européens convaincus pour s’en offusquer.

Car l’élection des députés européen au suffrage universel direct proportionnel détermine la politique communautaire. C’est sur cette base que la Commission se dessine, que les lois naissent avec la procédure de codécision, qu’une partie du budget de l’Union s’oriente… Nous aurions tort de ne pas prendre ce rendez-vous au sérieux. D’autant que les députés européens sont sans doute les derniers qui portent encore le flambeau de l’Europe politique.

En effet, le Conseil européen est le lieu de la confrontation des intérêts nationaux tandis que la Commission a progressivement abdiqué toute ambition autonome. Ni l’un, ni l’autre ne peuvent reprendre l’initiative. La première institution se fait la gardienne des souverainetés nationales et la seconde ne veut plus faire l’Europe politique.

C’est donc au Parlement européen de faire souffler l’esprit européen. Le traité de Lisbonne lui donne des pouvoirs supplémentaires qui doivent le conduire à transformer la Commission, à politiser et à démocratiser l’administration communautaire. Au-delà des élections, il faudra observer la manière dont nos prochains parlementaires se saisiront de leurs nouvelles compétences et de l’occasion historique qui leur est offerte. C’est à ce prix qu’ils représenteront enfin les citoyens européens et enrichiront le contenu des prochaines élections européennes de 2014.

http://sle31.files.wordpress.com/2009/06/news06091.pdf

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Annulation de la rencontre du 27/05/09

mai 19, 2009

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Communiqué

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Le bureau de l’association « Faisons l’Europe », interpellé au sujet de la venue de l’intervenant choisi pour sa prochaine conférence-débat au regard des règles en période de campagne pour les élections européennes, a décidé d’annuler la rencontre du 27 mai 2009. Nous réaffirmons notre indépendance et notre neutralité politique. Nous présentons nos excuses à notre public pour cette annulation et lui donnons rendez-vous après l’échéance du 7 juin 2009.

> Nouvelles – Avr. 09

avril 7, 2009

Nouvelles Avr.09

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Éditorial

Europe et vélo vont bien ensemble !
par Sylvie Sternicha Leguevaques

Rendez-vous mercredi 6 mai à 14 heures dans le village de l’Europe installé rue d’Alsace-Lorraine (sortie métro Capitole).

Europe et vélo vont bien ensemble ! Voilà ce que nous voulons démontrer avec l’association Vélo Toulouse en proposant une balade à la découverte d’opérations cofinancées l’Union européenne. Deux objectifs sont poursuivis :

1. rappeler que la promotion de moyens de transports doux et non polluants est une priorité de l’Union européenne qui cofinance des kilomètres d’itinéraires cyclables, « vélo routes » et « voies vertes » à travers tout son territoire, et soutient des mesures en faveur du vélo dans le cadre de sa politique de mobilité urbaine ;

2. montrer que l’action de l’Europe ne se limite pas aux questions de réglementation mais s’inscrit dans notre quotidien par des réalisations en lien direct avec nos vies : crèches, aménagements urbains, lieux de formation, de culture, de recherche ou de santé.

Après avoir décoré nos vélos aux couleurs de l’Europe, un parcours facile de 15 km conduira à travers des bords de Garonne jusqu’au site du canceropole avant de revenir sur le centre ville par la rive gauche. Et pour ne pas oublier que cette randonnée urbaine participe à la fête, une pause musicale est prévue devant la Médiathèque d’Empalot avec la participation du conservatoire de Toulouse.

Cette initiative tout à fait nouvelle à Toulouse reçoit en particulier l’appui de l’Europe, de la Préfecture de Région Midi-Pyrénées, du Conseil régional Midi-Pyrénées, et bien sûr de la Ville de Toulouse. Participants de tous âges sont attendus nombreux !

Rdv : mardi 6 mai 09 – 14h – Pl. du Capitole
Tout renseignement complémentaire :
06-22-95-82-17 ou 06-82-97-18-49
http://toulousevelo.free.fr/

> Nouvelles – Fév. 09

mars 6, 2009

Nouvelles Fév.09

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Éditorial

Génération Europe par Amandine Pillot

Chaque printemps, une élection se profile. En 2009, le scrutin sera européen. L’Europe a grandi progressivement avec les élargissements et aujourd’hui, les jeunes européens peuvent voyager en participant au programme Erasmus.

Mais la construction européenne ne se consolide pas sans écueil. Le « non » français et hollandais à la constitution, puis le « non » irlandais au Traité de Lisbonne ont ralenti le processus.

Dans ce contexte, quel est le ressenti des jeunes européens ?

La génération, née dans les années 80, est-elle sensible à l’évolution européenne ? Quelle identité revendique est-elle ?

Cette génération n’a pas connu la guerre, autrement qu’à travers le petit écran en ce qui concerne les conflits en Yougoslavie ou en Irak. Ces jeunes n’ont connu les débuts de la construction européenne que dans leurs livres d’histoire. Quant au franc, il n’est, pour eux, qu’un souvenir d’enfance…

« En juin, des élections, je ne savais pas ! » ; « Elections européennes en juin, je n’étais pas au courant et ce ne sont pas des élections importantes je crois » ; « Oui, oui, je suis au courant et je suis passionnée par la construction européenne, j’ai voté oui… et en plus j’ai un cours là-dessus ! » ; « Les élections européennes ? Je sais pas trop, mais l’Europe c’est super, je reviens de Vienne où j’ai passé un an en Erasmus, et c’est agréable de voyager avec l’euro » …

Voici quelques réactions saisies lors d’un micro trottoir. Autant dire que même chez les jeunes, l’intérêt pour ces élections n’est pas assuré…

Même s’ils se sentent dans l’ensemble très concerné par l’Europe concrète. Peut-être devrait-on davantage impliquer cette génération, et expliquer les prérogatives du Parlement.

> Nouvelles – Janv. 09

janvier 2, 2009

Nouvelles Janv.09

Sommaire :
– éditorial : Sylvie Sternicha Leguevaques,
– point de vue : élections européennes,
– point de vue : présidence tchèque.

Fichier acrobat reader : Nouvelles Janv.09.

Bonne année européenne !
Bonne année à vous toutes et à vous tous !

par Sylvie Sternicha Leguevaques, présidente

Le début de l’année est traditionnellement l’occasion de faire un bilan. Qu’avons-nous réalisé en 2008 ? Tout d’abord, nous avons organisé cinq conférences, successivement en janvier sur l’Europe des migrations, en avril sur les enjeux de la Présidence française de l’UE, en mai sur la citoyenneté européenne, en octobre sur l’Europe de la recherche et finalement le 11 décembre dernier sur l’élargissement de l’Union. A cette série s’ajoute un dîner-débat qui nous a réunis au mois de mars 2008 sur les relations de l’Europe avec la Méditerranée, et bien sûr nous avons continué la diffusion de nos Nouvelles et manifesté notre position sur le Traité de Lisbonne et sur le non irlandais.

Si le découragement nous a parfois gagnés lorsque le public n’était pas au rendez-vous en nombre suffisant, la disponibilité et la gentillesse de nos intervenants, la qualité de leurs exposés, la présence du public, la surprise de voir de nouveaux visages et les échanges avec la salle nous ont largement récompensés de nos efforts.

Merci donc à nos conférenciers, tous Européens convaincus et enthousiastes, qui ont accepté de nous consacrer un peu de temps pour aborder en profondeur tel ou tel aspect de la question européenne, au public dont la présence est notre première raison d’être et aux associations qui ont relayé notre communication. Merci enfin à la Mairie de Toulouse et au Conseil Régional Midi-Pyrénées qui ont décidé en fin d’année de nous apporter un soutien financier.

En 2009, nous sommes bien déterminés à poursuivre et diversifier notre action avec vous tous, adhérents, partenaires et amis. Et puisque la Commission européenne a souhaité que l’année 2009 soit celle de la créativité et de l’innovation, pourquoi ne serait-elle pas pour nous celle de l’ « innovation citoyenne » ?

Sortir des sentiers battus en proposant des actions nouvelles : séjour d’étude, découverte en vélo sur le thème de l’Europe, jumelage avec des associations d’autres pays européens, que sais-je encore ? Donnez nous des idées ! Etre critiques et parfois dérangeants, s’extraire de notre cercle pour aller encore plus au devant des autres et faire vivre ensemble à Toulouse l’idée européenne, c’est notre ambition !

Nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2009 !

> Nouvelles – Déc. 08

novembre 28, 2008

Nouvelles Déc.08

Sommaire :
– éditorial : Daniel Poulenard,
– agenda : conférences Faisons l’Europe, Avf Toulouse, Grep,
– point de vue : suite du traité de Lisbonne,
– dossier : CR de la conférence de Jean-François Berdah,
– lecture : « Région d’Europe : Midi-Pyrénées. »

Fichier acrobat reader : Nouvelles déc.08.

Éditorial par Daniel Poulenard.

Élargissement, réconciliation, reconstruction, un premier bilan à n+4 de l’entrée des 10 nouveaux Etats membres et à n+2 des deux dernières adhésions.

Avant que la crise actuelle ne vienne accentuer des écarts ou creuser de nouveaux fossés d’incompréhension ; un premier regard peut être porté sur l’événement le plus important de la construction européenne depuis sa création, l’élargissement en 2004 à 10 nouveaux membres puis aux 2 derniers en 2007. Evénement qui est un des facteurs importants dans le cas franco-français du « non » à la constitution en 2005. De quoi s’agissait–il réellement en 2004 ?

Nous avons, selon la terminologie officielle, assisté à un « élargissement » ; terme particulièrement faible pour qualifier un déplacement des frontières de l’Union de presque 500 à 800 kms vers l’est et de la création de frontières directes avec des Etats aussi « éloignés » géographiquement dans la conscience collective des Européens de l’ouest que sont la Russie et quelques Etats issus du démembrement de l’ex-URSS ! Démembrement qui lui-même n’avait eu lieu que 10 ans auparavant ! Un tel « choc » ne pouvait pas se satisfaire d’un terme aussi technocratique et les incompréhensions qui s’en sont suivies chez les anciens Etats membres le démontrent. Une incompréhension était née et la faiblesse de l’accompagnement financier de cette gigantesque opération comparé aux « élargissements » précédents n’a pas facilité non plus une adhésion large des populations.

Pourtant cette opération a été une formidable et historique « réconciliation » entre deux parties d’un continent qui partagent la même culture et que seule l’histoire de l’après deuxième guerre mondiale avait séparées. Certains journaux de ces pays, dans des élans lyriques, avaient parlé en 2004 des « deux parties d’un même coeur qui se rassemblaient ». Peu d’habitants de l’Europe des 15 ont alors imaginé ce que représentait pour ces populations de l’est le processus qui les avait amenés à cette adhésion : entre 10 et 15 ans de bouleversements économiques, sociaux, culturels et moraux ! Rappelons-nous que nos voisins de l’est on vu parfois leurs rues changer deux ou trois fois de nom, que des cimetières ont été déplacés plusieurs fois, que leur histoire nationale a été réécrite, que des structures sociales ont entièrement disparu, des valeurs morales ont été bouleversées, que l’économie est souvent passée par un état-provisoire de ruine totale.

Aujourd’hui un processus global de « reconstruction » de l’Europe reste à imaginer ; même si les échecs « des » constitutions n’ont pas permis d’accompagner cet élargissement d’un cadre politique immédiatement opérationnel. Au-delà de cet avatar, un processus de reconstruction doit se poursuivre pour accélérer l’ouverture des différentes « portes » de l’Europe aux nouveaux Etats Membre: l’Euro, une politique sociale européenne, un cadre de solidarité à définir. Cette reconstruction n’affectera pas seulement les nouveaux membres car aujourd’hui les politiques doivent partout intégrer le fait que les « deux » Europe ont commencé à se « mélanger » et que, du seul fait de la présence très importante dans certains pays de l’ouest européen de citoyens de l’est, nos sorts sont définitivement liés.

> La politique d’élargissement de l’UE

octobre 28, 2008

Maurice Guyader, administrateur à la Direction générale chargée de l’élargissement

L’Union européenne regroupe actuellement 27 États membres. Depuis son origine, L’Europe a mené continûment une politique d’élargissement.

Les critères d’adhésion

Tout pays qui présente sa candidature à l’adhésion à l’Union européenne (UE) doit respecter les conditions posées par l’article 49 et les principes de l’article 6 § 1 du traité sur l’UE : être un État européen ; respecter les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et de l’État de droit (article 6 § 1 du traité sur l’Union européenne).
L’adhésion est décidée par le Conseil qui se prononce à l’unanimité après consultation de la Commission et avis conforme du Parlement européen.

Les critères de Copenhague
Les critères pour adhérer à l’UE dégagés lors du Conseil européen de Copenhague (1993) et renforcés lors du Conseil européen de Madrid en 1995 sont de trois ordres :
– politique : institutions stables garantissant la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection ;
– économique : économie de marché viable et capable de faire face aux forces du marché et à la pression concurrentielle à l’intérieur de l’Union ;
– acquis communautaire: aptitude à assumer les obligations découlant de l’adhésion, et notamment à souscrire aux objectifs de l’Union politique, économique et monétaire.

Pour que le Conseil européen décide de l’ouverture des négociations, le critère politique doit être rempli. La stratégie de préadhésion et les négociations d’adhésion fournissent le cadre et les instruments nécessaires.

En plus des 6 États membres initiaux (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas), 21 pays ont adhéré à l’Union :
– 1973 : Danemark, Irlande et Royaume-Uni ;
– 1981 : Grèce ;
– 1986 : Espagne et Portugal ;
– 1995 : Autriche, Finlande et Suède ;
– 2004 : Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie ;
– 2007 : Bulgarie et Roumanie (Vème élargissement : 2004 et 2007).

L’élargissement s’accompagne d’une politique d’approfondissement.

L’approfondissement désigne la dynamique d’intégration présente depuis le début de la construction européenne : union douanière, marché commun, puis zone euro. Il est souvent présenté comme un préalable à l’élargissement.

Le traité de Nice signé le 26 février 2001 par les États membres de l’Union européenne et entré en vigueur en 2003 a fixé les principes et méthodes d’évolution du système institutionnel en vue de l’élargissement à 27 États membres programmé pour 2007.

Bilan de l’élargissement aux 10

Les 10 nouveaux entrants représentent entre 5 et 10% du PIB européen avec un potentiel de croissance de 2 à 3% par an. À ce rythme, la Pologne, actuellement à 50% du Pib européen moyen, atteindra la barre des 75% dans environ 20 ans.

Ces nouveaux pays se sont très bien intégrés à l’Union, notamment aux flux commerciaux européens : ils représentaient 5% de ces flux à la fin des années 1990, aujourd’hui ils correspondent à 15%. On observe une croissance rapide des investissements étrangers dans ces pays, notamment des investissements greenfield (investissements d’origine étrangère, très mobiles au niveau international et créateurs d’emplois « durables »).

La traduction du droit européen dans les droits nationaux s’est effectuée au mieux et l’acquis communautaire est de qualité (cf. le succès d’Erasmus).

Les perspectives

En plus des critères de Copenhague, la capacité d’intégration par les anciens pays de nouveaux membres est prise en compte.

L’Europe peut se définir comme une communauté de valeurs construite sur trois types de facteurs : politiques (stratégie de Lisbonne, politique régionale, PAC, réseaux transeuropéens…), financiers (engagement budgétaire 2007 – 2013), et institutionnels (nombre de députés, de commissaires, majorité qualifiée).

Dans les perspectives actuelles d’élargissement, il faut distinguer plusieurs zones :
1) Les pays ayant le statut de pays candidats :
– l’ancienne République yougoslave de Macédoine : pas de négociation en cours ;
– la Croatie (50% du PIB moyen de l’UE) : négociations d’adhésion ouvertes depuis le 3 octobre 2005. Points à régler : la question des minorités et les réponses aux demandes du tribunal de La Haye ;
– la Turquie : négociations d’adhésion ouvertes le 3 octobre 2005
2) Les pays ayant le statut de candidat potentiel :
– Les pays des Balkans occidentaux : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Serbie, y compris le Kosovo (défini par la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies). Ils représentent environ 20 millions d’habitants et sont engagés dans le processus de stabilisation et d’association
3) Les pays voisins (politiques de voisinage) :
– Les pays de la rive Sud de la Méditerranée
– Les pays de l’Est de l’Europe (Moldavie, Ukraine)
4) Les pays avec partage d’intérêts majeurs mais non institutionnellement intégrables : Russie, Moyen-Orient

Le cas de la Turquie :
– grand État par sa population (75 millions d’habitants, pourcentage important de jeunes), son histoire, son administration
– des relations anciennes avec l’Europe : accord d’association de 1963 qui n’a jamais été contesté, accord d’union douanière de 1995, statut de pays candidat à l’adhésion à l’UE depuis 1999, répond aux critères de Copenhague (État officiellement laïc, la religion des populations ne fait pas partie des critères de Copenhague), négociations ouvertes depuis 2005.
– a accompli des progrès très importants au plan économique : (30% du PIB moyen de l’UE avec un rythme de croissance de 5 à 6% par an)

Débat
Deux thèses opposées :
1) approfondir et consolider avant d’intégrer de nouveaux pays
2) poursuivre l’élargissement pour faire progresser l’approfondissement

Quels moyens supplémentaires pour accueillir de nouveaux États ?

Michèle Ansidei, notes prises d’après l’exposé de M. Maurice Guyader

Europe superstar aux Jo de Pékin

août 27, 2008

Résultats internes à l’Union européenne

Les résultats internes à l’Union européenne font du Royaume-Uni et de l’Allemagne, les deux poids lourds de l’olympisme. La France se rattrape par le nombre total de ses médailles.

Résultats internationaux

L’Union européenne récolte en moyenne plus du double des médailles remportées par chacun de ses trois suivants sur le podium international. Une performance qui ne fait que confirmer sa longue tradition sportive.

Pour en savoir plus : l’Europe championne toutes catégories.

Nouvelles – juillet 08

juillet 23, 2008

Éditorial

Le jeudi 12 juin 2008, s’est tenue au restaurant « le vélo sentimental » à Toulouse l’assemblée générale de notre association. Le rapport d’activité, présenté par Jean Lecuir a permis de dresser un bilan en demi teinte.

Certes, la faiblesse de nos moyens humains et financiers limitent notre action et notre équipe réduite a parfois le sentiment de s’épuiser à diffuser des tracs, écrire un blog, rédiger une lettre d’information…. Certes nos tentatives d’augmenter le nombre de nos adhérents et nos moyens financiers n’ont pas abouti et nos contacts avec les politiques restent encore très limités !

Mais au bout du compte, après deux années d’existence, notre association n’a-t-elle pas démontré son utilité ? N’a-t-elle pas trouvé sa pleine légitimité en créant un lieu de débat ouvert au grand public, réunissant un auditoire jamais ridicule et composé de participants d’opinions diverses ? En exprimant à travers ses productions une opinion positive sur la construction européenne et en tissant des liens avec les associations œuvrant dans le même sens ?

Avec cette raison d’être et la chance que nous avons de réunir un groupe de citoyens actifs, motivés et jamais à court d’idées pour faire avancer nos activités, nous ne pouvons que continuer ! Comme le proposait notre rapport d’orientation, nous allons le faire en conservant les trois dimensions de notre travail : dimension éducative ; dimension politique car notre démarche citoyenne se traduit par un engagement politique ; dimension ludique et de convivialité au travers de nos échanges amicaux.

Et s’il fallait encore se donner des raisons d’avancer, disons aussi que l’actualité nous y pousse avec ses notes sombres (les avancées du traité de Lisbonne compromises par le non irlandais ? les débats tchèque et polonais représentatifs d’un euroscepticisme croissant ?) , ses succès inespérés (une Serbie sur la voie de l’intégration européenne après l’arrestation de R.Karadzic), et avec l’exemple d’hommes tels que Bronislaw Geremek -auquel nous rendons hommage dans ce numéro- qui préconisait ténacité, effort et conviction.

Dans un souci d’action concrète et de terrain, l’assemblée générale a adopté une appellation plus neutre et plus en adéquation avec nos moyens : « Faisons l’Europe, collectif 31 », qui demeure pour autant membre du Mouvement national Sauvons l’Europe.

Le nouveau bureau élu est composé de Jean Lecuir, Hugues Bernard, Daniel Poulenard, Joël Bouche, Laurent Richard, Stéphane Beyrand et Catherine Lenglet et moi-même. Réuni le lundi 23 juin à 8 heures il a élu jean Lecuir comme Vice-Président, Hugues Bernard comme Secrétaire, Daniel Poulenard comme Trésorier, et moi-même comme Présidente.

Un programme d’activité est d’ores et déjà sur les rails avec un premier rendez vous le Jeudi 9 octobre 2008 sur le thème « Europe et recherche », à noter dans vos calendriers, et des projets de voyages thématiques dans d’autres Etats-membres dont nous reparlerons à la rentrée.

Sylvie Sternicha Leguevaques
Présidente du collectif

Vous pouvez télécharger la lettre au format pdf : ici.

Après le non irlandais, premières réactions

juillet 3, 2008

Nous savions qu’il suffisait qu’un des 27 pays de l’Union Européenne refuse de ratifier le projet de Traité Lisbonne pour que tout soit remis en cause, puisqu’il faut l’accord unanime pour qu’il soit mis en oeuvre et que se mette en place un compromis institutionnel plus viable et plus intéressant que le Traité de Nice.

Nous savions que la ratification parlementaire n’allait pas de soi dans quelques pays comme la Tchéquie et la Suède – qui vont présider l’Union, après la France, en 2009 -, ou encore en Pologne où le président conservateur s’oppose à la ratification acquise.

Mais nous savions aussi que la procédure irlandaise du référendum était à l’évidence risquée : un texte de ce genre, fatalement de nature très technique, est difficile d’accès direct au citoyen et relève de l’examen parlementaire. Les mêmes mécanismes que ceux que nous avions vécus en France et aux Pays Bas n’ont pas manqué de se mettre en place dans l’opinion, dans un contexte où la construction européenne suscite plus de craintes que d’espoir. Le défoulement du cumul des non pour des raisons hétérogènes couvrant tout l’arc des sensibilités politiques est dans la nature même du référendum, surtout s’il s’opère dans le seul cadre national et qu’il ne comporte pas de sanction évidente pour le pays.

Ainsi se paye la transformation de la « bureaucratie bruxelloise » en bouc émissaire commode par des gouvernements et parlements nationaux qui expliquent moins l’Europe qu’ils ne se défaussent sur elle de leurs difficultés internes.

Ainsi se paye des ratifications en ordre dispersé, selon des méthodes différentes. La leçon est évidente pour l’avenir. Ou les 27 pays décident ensemble de s’engager tous dans une ratification parlementaire , ou ils choisissent d’organiser un référendum le même jour en posant le principe que la réponse positive (à une majorité qualifiée des citoyens et des Etats) s’imposera à tous; pour respecter les souverainetés nationales, l’Etat qui n’aura pas adopté ne sera pas obligé de participer, et pourra choisir de sortir de l’Union, mais au moins il ne bloquera pas les autres.

On ne peut certes préjuger de l’avenir du traité de Lisbonne; une seule chose est certaine : il ne sera pas renégocié.On peut toujours rêver que, ratifié par 26 pays à la fin 2008, la pression sera telle que l’Irlande reviendra sur son vote dans des délais tels que les élections européennes de 2009 puissent se dérouler dans un climat positif. Le calendrier est si serré que ce déroulement serait une divine surprise. Ou le gouvernement irlandais dira-t-il aux 26 qu’il se met en congé de l’Union en les laissant libres d’appliquer le Traité ? Il est plus probable que l’on fera de la ratification des 26 la priorité, puis qu’on donnera du temps au temps pour obtenir l’accord irlandais, en se contentant, en attendant, du traité de Nice et de la mise en oeuvre de coopérations renforcées pour avancer, sans attendre l’accord de tous, comme on le fit avec la zone euro ou l’accord de Schengen. Les sujets ne manquent pas, par exemple la politique énergétique, la coordination économique et monétaire, ou l’environnement, défense et sécurité, ou l’immigration.

En fait, nous payons cher les retards pris dans la construction d’une Europe politique. Le traité de Lisbonne est de ce point de vue l’ultime tentative pour enclencher à partir de 2014 des processus de décision majoritaire. Car on sait que l’Union européenne ne s’imposera comme une entité politique que le jour où « les peuples et les Etats accepteront de se soumettre à la loi commune, fussent-ils en minorité » (Jean-Louis Bourlanges).

Que le traité de Lisbonne soit ou non en rade, les élections européennes de juin 2009 vont faire figure de rendez-vous majeur : les souverainistes de tous horizons s’y donnent déjà rendez-vous. Or, comme le souligne Jacques Delors, il n’y aura pas de relance politique de l’Europe, au sens plein du terme, tant que les chefs d’Etat et de gouvernements ne seront pas capables de dépasser les intérêts nationaux, en acceptant un minimum de fait majoritaire, en donnant une vision rassurante et exaltante de l’Europe et en le faisant avec pédagogie en réaction à l’actualité. La campagne électorale, dès à présent ouverte, pour le Parlement européen de juin 2009 est une occasion d’apporter des réponses aux interrogations des citoyens qui ne se résignent pas à la dilution de l’Union Européenne.

Jean Lecuir,
vice-président du collectif Haute-Garonne
« Sauvons l’Europe – Faisons l’Europe »