Archive for mars 2007

Quelques informations utiles…. par Jean Lecuir

mars 31, 2007

Le groupe la Vie nouvelle de Toulouse, en coopération avec l’école de l’Europe de Saint Alban vous invite à un débat sur le thème « L’Europe, quel regard des autres continents ? » en présence de la consule des Etats-Unis d’Amérique et d’autres consuls de pays non européens le samedi 31 mars à 15h30 au Centre d’animation de Saint Simon, 10, Chemin Liffard à Toulouse. Nous interrogerons nos invités sur les points suivants : que pensent-ils de notre projet constitutionnel, le monde attend-il quelque chose de l’Europe en tant qu’institution politique ? Est-ce un contrepoids d’équilibre ? Pour qui ? pour quoi faire ?

Retenez que nous essayons d’obtenir un stand auprès de la Maison de l’Europe pour présenter notre association et diffuser de l’information sur l’Europe dans le cadre de la Journée de l’Europe, le 9 mai. Et que le 15 Mai, aux lendemains du second tour des présidentielles, nous voudrions tenir une réunion avec Joël Roman, de Sauvons l’Europe national sur les conséquences des résultats pour l’Europe.

Sur le site de l’institut de sondage Csa, l’enquête « regards des Français sur la construction européenne »

Sur le site expression pubique, une enquête qui vous demande votre avis sur l’Union Européenne et la crédibibilité des candidats aux présidentielles

Le site luxembourgeois sur l’Europe : Ena

La publication par la Fondation Robert Schuman de l’Etat de l’Union 2007 sur l’Europe, 240 p, 19 euros.

Le film du colloque toulousain « Trajectoires de l’Europe, unie dans la diversité depuis 50 ans »

La rencontre avec Chantal DELSOL, professeur de philosophie à l’Université de Marne La Vallée, le 16 avril (lieu à préciser) sur « Les caractères de la culture européenne.

La rencontre organisée par AVF le lundi 18 juin de 19 h 30 à 21 heures Salle Castelbou avec l’association amitié France-Portugal sur le Portugal.

Publicités

Sauvons l’Europe : une histoire toulousaine

mars 28, 2007

Depuis notre rendez-vous internet au café « le père peinard » rue des chalets à Toulouse un certain douze janvier 2006, un bon chemin s’est écoulé. Nous avons eu l’occasion de nous doter d’une structure associative, d’approfondir certaines politiques européennes et d’organiser des réunions publiques. Dans l’ensemble, nous nous sommes fait connaître et avons popularisé notre point de vue.

En se retournant vers l’action passée, nous pouvons dire que l’ambition qui nous porte est grande, qu’elle mérite une action plus efficace notamment à travers une fédération des différents mouvements et des initiatives locales proeuropéennes et que beaucoup reste à faire.

Association loi 1901, nous avons explicité notre présence en tant que collectif. Un petit réseau d’une demi-douzaine de membres s’est constitué. C’est à partir de ces volontaires que des projets ont été construits et développés.

Notre première action a été de nous faire connaître. Pour cela, nous avons distribué un tract au cours des manifestations anti-CPE qui rappelait les obligations européennes et matière de justification des licenciements. Nous avons également participé aux conférences du GREP qui portaient en 2006 sur l’Europe. Ces distributions et interventions nous ont donné une certaine visibilité.

Dans la continuité de cette volonté de populariser notre collectif, nous avons été invités à présenter notre association aux Journées « Effervescence » de la CFDT de la Haute-Garonne et de Midi-Pyrénées.

Les députés européens, Kader Arif (Parti des socialistes européens), Gérard Onesta (European greens) et Anne Laperrouze (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) ont été rencontrés. Ils nous ont donné leur point de vue, exposé leurs préoccupations et évoqué avec nous les possibilités de travail concerté. Kader Arif est le seul à avoir adhéré. Gérard Onesta nous a demandé de participer à la publicité de son « plan A+ ». Ce que nous avons fait lors de nos rencontres nationales à Grenoble. Anne Laperrouze nous a assurés de sa disponibilité sur les sujets de la politique énergétique de l’Europe qu’elle suit attentivement.

L’année 2007 nous a conduit à muscler notre présence sur le territoire toulousain en organisant deux conférences publiques. La première avec Marie Gautier Melleray, professeure de droit public à l’IEP Toulouse, sur l’Europe et l’immigration a connu un plein succès et nous fait penser que cette thématique doit être à nouveau creusé dans les prochains mois. Nous avons également organisé une réunion avec Gilles Finchelstein, délégué général de la Fondation Jean Jaurès, sur les scénarios de sortie de crise, après le non français au projet de Traité constitutionnel européen. L’un comme l’autre nous ont gratifié d’une production intellectuelle originale faite sur mesure. La réussite des conférences nous encourage à la production de compte-rendu publiable sous forme de cahiers.

Par ailleurs, nous avons profité du début de campagne électorale de 2007 pour rédiger une interpellation des candidats à la présidentielle, contribution à un travail qui s’opérait à la fin de 2006 au niveau national. Le texte national, plus court que le nôtre, moins net aussi, n’a pas trouvé d’écho aux yeux des principaux médias, il est vrai dans un contexte de campagne présidentielle très franco-française. Aucun ne l’a reprise. Dommage ! La pétition à son propos se poursuit sur le site de Sauvons l’Europe.

Enfin, nous avons participé au colloque interuniversitaire qui s’est tenu sur deux jours à Toulouse pour le cinquantième anniversaire du traité de Rome et où notre président a coordonné la table-ronde conclusive. A cette occasion des contacts ont été renforcés avec les divers groupes qui s’intéressent à l’Europe sur Toulouse. Ce fut aussi l’occasion de faire un état des lieux de la réflexion sur l’Union Européenne.

La presse s’est fait l’écho de nos manifestations comme de nos communiqués de presse. Pour l’anniversaire du 25 mars 1957, nous avons publié un texte à la fois d’appréciation et d’appel à un engagement plus net des candidats à la présidentielle sur l’enjeu majeur que représente l’Europe pour la France. La « voix du midi », « Radio campus » et « Métro » ont été particulièrement réceptifs à notre démarche. Pour renforcer notre présence médiatique, nous avons créé une boite aux lettres sur internet (sauvonsl’europe31@la poste.net) et développé la rédaction d’un blog qui a été mis en place dès 2006. Il nous permet d’être interpellé par des personnes qui ont connaissance de notre existence par notre vitrine virtuelle. Ce fut le cas de quelques étudiants.

Plus de douze réunions ont été tenues, sans compter les réunions internes de bureau. Au cours des premières, des sujets comme la directive « services » ont été examinés, ainsi que l’actualité européenne.

Notre bilan est modeste, mais positif. Nous l’avons montré par nos réunions, par nos présences lors des manifestations des autres associations comme « l’Ecole de l’Europe » ou le « GREP », par nos contacts avec la Maison de l’Europe. Nous sommes évidemment conscients de nos faiblesses, car nous avons encore peu d’adhérents et très peu de moyens financiers. Nous avons enfin participé à la journée nationale de Grenoble, intéressante, mais révélatrice aussi des tâtonnements de l’association nationale et des problèmes qu’elle rencontre pour s’affirmer.

Il serait en tous cas prématuré de baisser les bras. Après la présidentielle et les législatives, il faudra bien reparler d’Europe.

Hugues Bernard
Secrétaire de l’association
« Sauvons l’Europe – Collectif Haute-Garonne »

Rapport complet

Pour enregistrer ce document sur votre disque dur, faites un clic droit avec la souris sur le dossier ci-dessus et cliquez sur “enregistrer la cible sous”.

Tribune de Sauvons l’Europe 31 dans la Voix du Midi

mars 22, 2007


Le 25 mars prochain, il y aura cinquante ans, le Traité de Rome lançait sur les rails la construction d’une Union d’Etats-Nations, acceptant d’abandonner leur souveraineté sur des sujets qui ne trouvaient de solution qu’à l’échelle de cet ensemble. Partis à six, nous sommes aujourd’hui 27, demain davantage. Innovation unique dans l’histoire du monde, portée par une volonté commune de faire face à des défis majeurs, elle a vaincu le défi de la paix après des siècles de guerres intestines et la coupure de l’Europe en deux par la domination soviétique. Le marché unique de 500 millions d’habitants, pas à pas, met à bas nos frontières douanières, crée une prospérité commune, combat les inégalités régionales, fait de l’Union Européenne la première puissance commerciale au monde, avec l’euro, une des trois monnaies mondiales. Enfin, le défi du « vivre ensemble », pouvait s’appuyait, au-delà de modèles sociaux différents, sur l’attachement commun à des protections collectives importantes ; grâce au dialogue social entre patronats et syndicats européens, des accords européens crée peu à peu un socle commun. Tout n’est évidemment pas idyllique. Et ces défis demeurent, amplifiés par l’arrivée, si longtemps souhaitée des pays de l’ex-Europe de l’Est, Pologne en tête, demandeurs d’une solidarité Ouest-Est pour les aider à rattraper leurs retards. Au total, 71 % de Français ont raison de dire, dans un récent sondage, leur fierté de l’oeuvre accomplie.
Or, en même temps, se dessinent de nouveaux enjeux dans un monde marqué par la mondialisation financière et l’émergence de nouvelles puissances, autrement plus peuplées, en Asie : le marché unique européen doit poursuivre, dans le cadre d’une économie sociale de marché, son homogénéisation, en facilitant la mobilité des hommes et des produits. La compétition technologique suppose des programmes ambitieux de formation, de recherche, d’innovation, voir de politiques industrielles, qui sont autant de moteurs pour une intégration plus poussée. Le vieillissement de la population européenne exigera le dynamisme de la natalité, comme des accueils migratoires maîtrisés. La réponse aux dangers de l’évolution climatique, le problème des ressources naturelles et de l’énergie vont nous contraindre à inventer un développement durable. Enfin, le terrorisme international comme les foyers de tension en Europe et ailleurs poussent l’Union Européenne à s’interroger sur la mise en place d’une politique de sécurité et de défense à l’échelle de notre continent. Autant de bonnes raisons d’affirmer : nous avons besoin d’une Union Européenne plus forte et plus politique.
Face à l’ampleur de la tâche, les opinions publiques aujourd’hui hésitent sur leur « désir l’Europe »; des voix cultivent les peurs, les lassitudes, le repli sur les Etats-Nations, voire le retour au protectionnisme. Le « non » français au projet de traité constitutionnel a retenti comme un « non à l’Europe », ouvrant une crise politique, où l’Union peut se déliter dans la morosité et l’indécision. « Sauver l’Europe », c’est retrouver enthousiasme et projets, portés par des avancées majeures : la Charte des droits fondamentaux qui nous rassemble, les changements institutionnels permettant une meilleure capacité de décision politique à 27. Chacun sait aujourd’hui que rien ne sera mis en œuvre tant que les Français n’auront pas réaffirmé clairement leur « besoin d’Europe », en particulier politique. La dernière phase de la campagne présidentielle est un moment-clé pour que les candidats parlent clair sur ce choix de société : il leur faut dire aux Français, – et aux autres pays qui nous regardent avec espoir, mais aussi angoisse, s’ils veulent, ou non, poursuivre ce dessein, expliquer avec puissance de conviction en quoi ce grand projet justifie leurs propositions, suggérer les compromis nécessaires à la prise en compte du point de vue des autres pays. Le « désir » et le « besoin » d’Europe doivent prendre toute leur place dans le débat présidentiel français.

Jean Lecuir, Président de Sauvons l’Europe Collectif 31