3 questions à Hugues Bernard, secrétaire du collectif Sauvons l'Europe en Haute-Garonne


extrait de la Voix du Midi – n° 6619 – jeudi 22 juin 2006

Quand et pourquoi avez-vous créé ce collectif ?

En l’absence d’initiatives, il fallait à tout prix reprendre le débat européen par la voie citoyenne. Et d’autant que les sommets européens se poursuivent toujours au même rythme, mais n’aboutissent à rien. C’est pour cela qu’est né le mouvement national « Sauvons l’Europe » en octobre 2005, à la suite des rencontres de Rennes. Nous avons décidé de constituer notre collectif en Haute-Garonne, en janvier 2006. Il est habilité par le mouvement national. Les statuts ont été déposés le mois dernier. Une trentaine de personnes nous ont rejoints. L’association a pour but de mettre en oeuvre sur le département de la Haute-Garonne le contenu de l’appel « Sauvons l’Europe » du 7Juillet 2005 et la Charte du mouvement du même nom. Notre démarche est d’abord éducative. Elle consiste à informer et former les citoyens afin que tous puissent fournir un débat autour des enjeux de la construction européenne. Nous voulons devenir un « aiguillon » critique. Pour ce faire, nous étudions les textes qui émanent de l’Europe pour les comprendre et pouvoir prendre position, en connaissance de cause.

Y a-t-il urgence à sauver l’Europe ?

Oui. C’est la seconde fois que la France bloque la construction politique de l’Europe alors que nous sommes les premiers à demander justement une construction politique et sociale de l’Europe. Et l’urgence redouble au vu des discours des prétendants à la présidentielle qui ne tiennent nullement compte de la nécessaire dimension européenne. Une fois de plus, l’Europe n’est pas au cœur des débats alors quelle devrait l’être. Elle ne doit pas devenir, par ailleurs, le bouc émissaire des politiques nationales.

Quels projets proposez-vous ?

Plus que des projets, nous voulons dans l’immédiat faire comprendre comment les problèmes fondamentaux qui se posent sont de moins en moins des problèmes nationaux mais européens. C’est à cette échelle qu’ils doivent être résolus. Il en est ainsi des questions de sécurité face au terrorisme, de l’immigration, des questions d’emploi. Ainsi, dans bien des questions, l’Europe est la solution. Or elle l’est de moins en moins. Il suffit de se référer aux débats qui ont eu lieu autour de la pertinence de la Ve République, une fois le traité européen abandonné. C’est incroyable comment le débat européen a été déserté. Notre combat est pour une Europe unie à vocation sociale.

Propos recueillis par Florence Guilhem.

Pour rejoindre notre collectif : sauvonsleurope31@laposte.net

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